Session 2: Pratiques culturelles de conservation en région méditerranéenne
Les être-humains font partie intégrante de l’environnement. Ils y évoluent, en vivent et l’utilisent dans leur vie quotidienne. Toutes ces interactions façonnent notre monde naturel. Cela est particulièrement vrai en Méditerranée, où les activités humaines ont forgé les paysages locaux et cela durant des milliers d’années, ce qui a créé des motifs écologiques hétérogènes. Les pratiques culturelles et les modes de vie traditionnels permettent la préservation de la biodiversité, mais ils sont rarement pris en compte dans les mesures de conservation et de planification.
La séance de la session 2 permettra d’explorer une gamme de pratiques culturelles qui contribuent au maintien de la biodiversité en Méditerranée. Des expériences concernant la documentation, la promotion et la protection de ces pratiques culturelles seront partagées et présentées aux professionnels provenant de toutes les disciplines. Ainsi, nous visons à créer un dialogue interdisciplinaire à travers lequel les pratiques culturelles seront encouragées et où les professionnels de la conservation trouveront le soutien nécessaire pour relever les défis engendrés par l’activité humaine. La séance commencera tout d’abord par un exposé d’introduction par Liza Zogib (DiversEarth et le Consortium Méditerranéen pour la Nature et la Culture), suivie par la présentation d’une étude concernant la documentation et la promotion des pratiques culturelles pour la conservation dans le Haut Atlas marocain par Gary Martin, Irene Teixidor et Ugo D’Ambrosio (Global Diversity Foundation). Ensuite, les participants présenteront un éventail de pratiques culturelles pertinentes au sein de la Méditerranée de l’Est (Grèce, Liban, Turquie) et de l’Ouest (Espagne, Maroc, Tunisie). Nous aborderont aussi les liens entre la conservation de la biodiversité, le pastoralisme nomade et la transhumance, qui représentent des pratiques culturelles clés ayant façonné les paysages de la région au fil des millénaires. Les pratiques traditionnelles liées à la récolte et à la gestion des plantes alimentaires et des plantes fourragères seront présentées sous forme d’études de cas dans lesquels l’intervention humaine a eu un impact positif sur la préservation de la biodiversité locale. D’autres présentations porteront sur les pratiques culturelles liées aux dimensions religieuses et spirituelles et leur rôle dans la conservation des plantes. Un des présentateurs partagera également quelques idées concernant les relations entre les zones urbaines et la biodiversité.
Cette séance se clôturera par une discussion ouverte sur les voies qui permettront le renforcement du rôle des pratiques culturelles dans les actions de conservation et de planification. La recherche ethnobotanique peut aider à relever les défis engendrés par l’activité humaine. En effet, elle représente une mesure de conservation clé qui vise à intégrer la présence humaine et la gestion de la biodiversité. Pour finir, la Session 3 abordera l’écart entre les sciences naturelles et sociales dans le domaine de la conservation et cela å travers un dialogue entre des professionnels de ces deux domaines.